– 60 % d’énergie consommée d’ici 2050, c’est l’objectif fixé aux collectivités territoriales par le décret tertiaire de juillet 2019 alors que leur consommation a augmenté de 4 % entre 2012 et 2017. En effet, c’est ce que rapportent les résultats de l’étude quinquennale de l’ADEME sur les dépenses énergétiques des collectivités locales. Une hausse principalement liée à celle des consommations des bâtiments (+13%, correction faite des variations climatiques) tandis que les consommations d’énergie liées à l’éclairage public et aux transports sont en net recul (respectivement -30% et -16%). C’est aussi 84% des émissions des communes qui proviennent de leurs bâtiments contre 11% pour les carburants et 5% pour l’éclairage public.

Mais l’étude donne des éléments d’information sur les travaux de rénovation du patrimoine bâti, principalement centrés sur les ouvrants et l’éclairage. Ainsi, 75% des communes ont entamé des travaux de remplacement ou d’isolation des ouvrants, même si seuls 21% les ont achevés, et 51% ont lancé des travaux d’amélioration de l’éclairage des bâtiments, achevés dans 17% des cas seulement.

Or ce mois de décembre 2019 signe la fin du programme TEPCV (Territoire à Energie Positive pour la Croissance Verte), créé en 2017 pour financer des collectivités à l’avant-garde de la transition énergétique. Ce programme n’étant pas reconduit, se pose à présent la question des aides financières à disposition des collectivités pour poursuivre leur transition énergétique.

Comment inverser la tendance et réduire l’énergie consommée de son territoire ?

La meilleure énergie est celle qu’on ne consomme pas. Un diagnostic par un expert des consommations du territoire permet d’identifier les pistes d’économies possibles, qui peuvent être financées par les Certificats d’Economies d’Energie (CEE).

Cela passe par une stratégie de rénovation de son bâtiment, avec un plan d’action axé en priorité sur l’efficacité énergétique. Isolation, amélioration de la régulation de chauffage, mise en place d’un contrat de performance énergétique sont autant de solutions qui permettent d’atteindre cet objectif. L’entretien des systèmes de chauffage peut également être renforcé au-delà de l’inspection quinquennale obligatoire, afin d’identifier rapidement des dysfonctionnements, souvent synonymes de gaspillage.

Le suivi des consommations sur le patrimoine du territoire incitera également à une gestion plus rigoureuse. Cette seule initiative peut conduire à une baisse de 10 % des dépenses, sans investissement dans la performance énergétique des bâtiments, selon l’ADEME.

Aujourd’hui, plusieurs possibilités de financement s’offrent également aux collectivités. Les contrats de transition écologique (CTE) sont des accords entre les acteurs d’un territoire et l’État dans le but de mettre en place des actions en faveur de la préservation de l’environnement. Ils permettent d’inscrire certaines actions à l’agenda et d’obtenir des financements de droit commun en priorité.

D’autres financements existent notamment le Fonds Chaleur, les aides ADEME et les prêts. La méthode de l’intracting peut également être intéressante, par exemple pour un département ou une région

De plus, le Ministère de la Transition Ecologique et Solidaire a annoncé récemment la validation de plusieurs programmes CEE à destination des collectivités. Pour aller plus loin dans la démarche de réduction des émissions de GES, le programme CEE AcoTE “Acteurs et Collectivités engagés pour l’éco-mobiliTE”, a pour ambition de massifier le covoiturage du quotidien dans les zones du territoire où le transport en commun ne peut se développer.

Pour en savoir plus sur notre accompagnement auprès des collectivités et vous renseigner sur l’éligibilité des primes CEE pour vos travaux de rénovation énergétique