Paris, le 13 novembre 2018. Les réformes autour de la transition énergétique s’accélèrent au niveau national et se déploient également dans les territoires. En amont du Salon des Maires et des Collectivités Locales qui aura lieu du 20 au 22 novembre à Paris, le groupe Effy, pionnier du conseil en économies d’énergie, a mandaté l’IFOP pour interroger plus de 200 élus locaux (maires ou adjoints à l’urbanisme et au logement) et évaluer leur perception de l’efficacité énergétique. L’enquête révèle que si l’efficacité énergétique occupe une place de plus en plus importante dans les politiques de la ville, le manque de moyens financiers et la réglementation jugée contraignante freinent la mise en place de travaux de rénovation énergétique.

 

Politique de la ville : la transition énergétique perçue comme un sujet prioritaire par la majeure partie des élus

Le groupe Effy interroge les élus locaux sur leur perception du sujet dans leur territoire. L’enquête révèle que 54% d’entre eux considèrent que la transition énergétique doit s’imposer comme une politique volontariste et prioritaire sur le long terme.

Les résultats sont néanmoins disparates selon les régions. La moitié ouest de la France semble plus volontariste : 63% des élus interrogés dans le Sud-Ouest et 56% dans le Nord-Ouest estiment que la transition énergétique est un sujet prioritaire. En revanche, pour 30% des sondés, la transition énergétique doit plutôt être menée au cas par cas, lorsque des opportunités se présentent. Une vision partagée par 50% des élus de région parisienne.

Malgré des disparités d’opinion observées d’une région à une autre, les résultats de l’enquête soulignent que la transition énergétique s’impose de plus en plus nettement comme un axe politique incontournable dans les territoires. Pour plus de la moitié des élus locaux interrogés, elle constitue même une place importante.

 

Près de la moitié des élus n’ont pas de vision précise de la consommation énergétique de leur ville 

46 % des élus locaux révèlent ne pas avoir de vision précise de la consommation énergétique de leur territoire.

Cette absence de visibilité est plus ou moins marquée selon les régions. Le Sud-Ouest et Sud-Est sont les plus touchés avec respectivement 60% et 59% des élus qui témoignent ne pas connaître leur consommation. A contrario, 58% des sondés du Nord-Est et 65% dans l’Ouest s’estiment au fait de leur consommation énergétique. Enfin, les élus de région parisienne sont 66% à déclarer avoir une bonne vision de la situation.

Edouard Jounet, Directeur Général du Groupe Effy précise : « Pour mieux maîtriser l’efficacité énergétique sur un territoire, il est nécessaire d’avoir une vision globale de la consommation énergétique sur ce dernier. Les collectivités ont de plus en plus de latitude pour gérer les questions énergétiques et environnementales. Il est donc nécessaire, pour une municipalité, de suivre une politique cohérente et globale et d’être accompagnée pour lever les freins au passage à l’acte. »

 

Le manque de moyen financier, principal frein identifié dans la mise en œuvre des travaux d’économies d’énergie

La mise en place de travaux de rénovation énergétique dans les collectivités territoriales, bien qu’essentielle, se heurte encore à des obstacles. Premier frein identifié et cité quasi unanimement : le manque de moyens financiers, évoqué par 86 % des sondés. Loin derrière, viennent la réglementation contraignante, citée à 31% ; le besoin en compétences supplémentaires (22%) ; les barrières techniques (25%) et les moyens humains sous-dimensionnés (19%).

Les résultats soulignent que le financement reste le frein le plus important pour mettre en place les travaux de rénovation énergétique. Malgré les possibilités d’aides financières mises en place par l’Etat et par des entreprises privées, le manque d’information sur le sujet bloque les élus locaux à investir sur ce champ.

 

La rénovation énergétique en tête des priorités d’actions des élus locaux pour leur ville

Interrogés sur les domaines d’action prioritaire pour leur ville, les élus interrogés citent en premier lieu la rénovation énergétique (49%), suivi par l’aménagement des espaces à 34% puis par la mobilité durable à 15%.

Alors que la rénovation énergétique du parc n’est pas une priorité pour les élus de région parisienne (10%), certaines régions se démarquent en affichant un intérêt remarquable pour cet enjeu, à l’image du Nord-Est où 68% des élus prioriseraient ce type d’action. 

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